L’histoire du Wax

Tout le monde connaît ce tissu africain coloré que l’on voit de plus en plus dans les rues des capitales comme Paris ou même dans certains clips aux sonorités africaines. Le wax devient une tendance et s’affirme comme un emblème du continent africain. Comme un peu d’histoires n’ont jamais fait de mal à personne je vais vous dévoiler que non le wax n’est pas typiquement africain. En fait ce magnifique tissu est issu de l’Indonésie, et fut découvert par les Néerlandais au 17ème siècle. Pendant un conflit à Sumatra et Bornéo, les Néerlandais engagent des mercenaires notamment originaires du Ghana. Comme « récompense » les mercenaires repartent les valises pleines de wax. Un réel engouement voit le jour en Afrique de l’Ouest. Le wax a la même valeur que l’or. La Hollande s’aperçoit de la mine d’or qui s’offre à elle, pour cela elle construit des usines qui reproduisent la même technique de cirage et les mêmes motifs indonésiens pour inonder le marché africain. Nous connaissons tous les usines Vlisco. Le wax devient un symbole de richesse et de classe sociale. Les femmes les plus riches commandent leurs pagnes directement aux Néerlandais. Mais pourquoi commander si loin ?

Pour concurrencer le marché hollandais des sociétés comme Uniwax, en Côte d’Ivoire, Sotiba Simpafric, au Sénégal voient le jour. Il y en a encore bien d’autres. Les usines se multiplient dans les capitales et aux alentours. Les fabricants ont trois qualités de tissus : le wax qui est de même qualité que le tissu hollandais, que nous pouvons aussi appeler chigan. Le deuxième est le védomèqui est légèrement de qualité inférieure. Le troisième est le chivi qui est beaucoup moins épais et qui dégorge énormément au lavage.

Les grands événements de la vie telle que les mariages, les baptêmes même les anniversaires d’indépendances des pays sont marqués par la sortie d’un nouveau tissu. La vie africaine est imagée en quelque sorte par la sortie d’un motif. À travers chaque pagne une histoire est représentée, un message est donné par la femme qui le porte. Les motifs et les noms des tissus ne sont pas choisis anodinement. Le pagne « je sors tu sors » fait passer un message au mari de la femme. Ce motif rappelle aux hommes légalité entre l’homme et la femme. « Mon pied ton pied » représente le soutien, la force du couple. Et le must have du wax est «  mon mari est capable ». Ce pagne qui autrefois était un produit exclusivement fabriqué en Hollande, donc très coûteux, signifiait que le mari avait les moyens et qu’il était « capable » de l’offrir à sa femme. Aujourd’hui ce tissu est toujours très onéreux, l’offrir à son épouse met toujours en avant une bonne condition financière.

La mode africaine est remplie d’histoire comme tout le continent. Un bout de tissu a éveillé la passion d’une multitude de personnes dont nos chers créateurs. À travers ces quelques lignes vous pouvez comprendre pourquoi la diaspora africaine revendique ses origines. Ils ont été « exploité » pour combattre et aujourd’hui il se batte pour faire connaître leur univers et leur passion. 

A très vite …         EMCH 

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